SHERPASIG : film en plein air au Vallon

Organisé par le comité d’animation de St Pierre d’Argençon Pendant des années, Henri Sigayret a été pour le milieu montagnard « Sig », un alpiniste chevronné réussissant la deuxième ascension française de l’Annapurna.
A l’âge de la retraite, il est devenu sherpa en épousant Danzi, une jeune porteuse. Depuis, il vit au Népal en participant activement à la vie montagnarde népalaise, notamment à la formation des guides.
Sherpasig est le portrait d’un homme hors du commun. Après avoir été l’un des meilleurs himalayistes français, Henri Sigayret a décidé, à l’âge de la retraite, de tout quitter pour rejoindre une jeune Sherpani et créer une famille dans le village de Pangboche, dernière bourgade avant l’Everest. Ils ont eu un fils, Sonam, et Henri a partagé intimement la vie très rude des Sherpas en essayant d’apporter une aide matérielle au village : construction d’une école, électrification des hameaux, aide au petit monastère… Mais après quelques mois à partager la vie très dure des Sherpas à plus de 4000 m d’altitude, Henri a failli mourir d’un infarctus et a été contraint de redescendre s’installer à Katmandou avec sa femme Danzi et leur fils. Rapidement ils ont décidé de faire venir avec eux des nièces et neveux afin de leur offrir l’accès à une bonne scolarisation et à des conditions de vie plus faciles. Quinze ans plus tard, ce sont cinq enfants de plus qui vivent dans la grande maison près des rizières dominant Katmandou. Henri Sigayret est toujours très actif dans l’aide au Népal et dans l’organisation des métiers de la montagne. Il a ainsi créé une école de formation pour les guides népalais et a participé étroitement à la création d’un musée de la montagne à Pokhara.
MontagneLe principe de ce film est de donner la parole à Henri Sigayret afin qu’il nous raconte son histoire et qu’il nous transmette sa vision du Népal. Avec une personnalité aussi forte qu’originale Sherpasig porte un regard à contre courant de beaucoup d’idées reçues. Lorsqu’il parle de son expérience c’est toujours avec une humilité et une autodérision très attachantes, même lorsque les souvenirs sont poignants, comme la naissance de Sonam, à 4000 mètres sans aucune assistance médicale, ou comme l’infarctus au cours duquel il a failli mourir… La narration de ce film alterne les lieux marquants dans l’histoire d’Henri et les évocations de la situation politique et sociale du pays. L’histoire se construit ainsi non pas de façon chronologique, mais comme un puzzle où l’intensité est croissante. Après être allés à Pokhara, au pied de l’Annapurna et avoir vécu à Katmandou lors des élections historiques qui devaient faire tomber la monarchie séculaire, Danzi et Henri remontent vers le village de Pangboche. Pour lui, il y a toujours une petite inquiétude à retrouver l’altitude, mais pour Danzi c’est la joie du retour au pays et la seconde moitié du film permet de mieux découvrir cette femme exceptionnelle. Née d’une famille très pauvre, elle a d’abord été nonne jusqu’à ce que le dénuement de sa famille nécessite qu’elle devienne porteuse. Lorsqu’elle a rencontré Henri, elle ne parlait que le Sherpa et il a fallu plusieurs années avant qu’elle accorde sa confiance à cet étonnant Français avec qui elle se promenait dans le Khumbu en se tenant par la main. Ce n’est qu’à la fin du film qu’ils révèleront avec pudeur comment leur relation est née et a grandi. A l’heure du départ, l’émotion est forte car pour Henri c’est certainement la dernière fois qu’il revient à Pangboche. C’est ainsi que Sherpasig dit adieu à sa famille d’adoption et à ses amis lamas du monastère avant de reprendre le chemin de la vallée et de Katmandou.
Les soirées débutent à 19h30 Participation libre Renseignements : 04.92.58.71.08
Association Tour...Billons - 05140 St Pierre d’Argençon Tél : 04.92.58.71.08 - dela.tour@orange.fr

